La servitude volontaire a pour vecteur et pour limite la très faible conscience qu'elle a d'elle-même. Rien ne force les gens à obéir mais ils ne veulent pas savoir à quoi ils consentent à obéir, ni même admettre qu'ils sont en train d'obéir. Peu perméables aux appétits de pouvoir de l'oligarchie (la fameuse "common decency" d'Orwell), ils voudraient juste qu'on leur foute la paix, qu'on les maintienne en apesanteur, que "ça" continue. C'est ce qui me rend optimiste. Comme "ça" ne peut pas continuer, le réel va finir par rendre les gens conscients de ce qu'ils n'ont pas voulu vouloir.
"L'AN PROCHAIN À JÉRUSALEM"
Sous les yeux de l'Occident terminal repassent à toute allure les fantômes de son histoire : crises de panique qui nous ramènent quelque part entre les angoisses de 1550, quand naquit l’État moderne dans les douleurs de ce qu'on appela rétrospectivement "les guerres de religion", et la "grande peur" de l'été 1789, quand les paysans allèrent brûler quelques châteaux désaffectés et firent place nette à la République bourgeoise. Dans la reviviscence de nos ancestrales terreurs se mûrit le triomphe de nos prochains maîtres. Meilleurs vœux, donc, pour cette année qui s'annonce "magique" sous tous rapports... Courage surtout à tous ceux qui vont essayer de rester droits, qui vont s'agripper au bastingage pour ne pas céder aux sirènes des "désangoissements" frauduleux que les tenanciers de l'Occident terminal ne vont pas manquer de vouloir nous refourguer en douce. La désarticulation de notre commun langage risque d'êt...
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