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NOUS est MORT

Darmanin annonce qu'il compte instituer l'"identité numérique" et procéder à une réforme de la Constitution pour pouvoir mettre en œuvre le "vote à distance". Hormis quelques cris d'alarme poussés dans le désert par des individus regardés comme marginaux et importuns, aucune réaction.   Ça ne rencontre aucune résistance. Ça ne déclenche aucune réaction immunitaire dans le fonctionnement du corps social. Ça ne heurte aucune des Institutions de notre consentement ordinaire.    Ça n'existe pas.    Ce qui serait apparu il y a deux ans comme une fiction relève brusquement d'une évidence, d'un donné qui n'est pas matière à penser et dont le surgissement ne doit faire l'objet d'aucune mise en perspective. Une chronologie des dix-huit derniers mois relèverait à elle seule du complotisme. Penser est une atteinte à la sûreté de l'Etat.    Il n'y a plus que des obsessions résiduelles, des cauchemars qui se prennent pour des réalités....

L'ÉTRANGE SAUVEUR

Dans l'entretien qu'il a donné hier à "Valeurs Actuelles", Zemmour dit qu'il ne parlera pas du "pass sanitaire" parce que la France est menacée par une "submersion migratoire". Le même ne veut pas sortir de l'euro parce que "ça nous coûterait trop cher".    Contrairement à ce que croient certains de mes amis de la droite dissidente, cet homme dont la liberté se monnaye n'est pas le héros patriote que la France attend. Il n'est pas même un moindre mal. Cet homme est le récit romantique du capitalisme en déroute, le Napoléon de la "Start-up Nation". Piège ultime, ce n'est pas parce que certains de nos ennemis disent ne pas l'aimer qu'il en devient aimable pour autant. Cet homme EST L'ennemi en tant que révélation achevée de notre indifférenciation par-delà les faux clivages dont nous nous masquons à nous-mêmes notre commune soumission au Capital : l'impasse identitaire comme vérité de la prédat...

QUE FAIRE ? (suite)

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  Macron n'est pas un adversaire parmi d'autres, dans la longue lignée de ceux qui nous affligent depuis la mort du général De Gaulle. C'est la vérité du système, dépouillée de ses oripeaux récréatifs ("droite", "gauche", "extrêmes"), et manifestée dans son unité. C'est la somme réalisée de tout ce à quoi nous avons consenti depuis cinquante ans. Macron c'est Nous. Le moment est critique : à l'instant même où le "monde d'avant" se déploie dans la majesté de son "retour" transfiguré, il révèle des choses qui n'étaient acceptables que parce qu'elles étaient cachées. Macron c'est nous, mais nous pouvons devenir les cavaliers de cette "apocalypse". C'est pourquoi nos manifestations doivent être graves et recueillies, comme il sied à l'expression collective d'une conversion. C'est seulement dans cette mesure qu'elles acquerront une portée insurrectionnelle. Sinon, elles ne...

QUE FAIRE ?

" Ils sont en train de nous énerver pour nous faire marcher sur l’Élysée et pouvoir décréter la loi martiale". En lisant ce genre de propos qui pullulent ce matin sur les réseaux sociaux (ou d'autres, à l'inverse, qui en appellent explicitement à la violence), je constate que beaucoup persistent à analyser la situation présente comme l'affrontement entre deux blocs clairement identifiés, moralement connotés ("gentils" contre "méchants"), équipés d'idéologies cohérentes et de stratégies à très long terme. Je ne comprends pas l'intérêt de ce genre de prospectives incapacitantes. Nous voyons bien qu'il y a des forces en lutte dans la société, énormes, telluriques. Elles existaient déjà, mais leur jeu s'est déréglé sous le poids accumulé de leurs contradictions, en sorte qu'elles ont cessé de produire un équilibre. La situation qui en découle est d'une complexité extrême. Nul ne saurait en prédire l'issue, ni a fortiori...

Vaccin et liberté(s)

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D'après Macron, nous serions quelques milliers de "radicalisés violents" en "perte de sens". Nous n'avons pourtant rien demandé à personne. Nous nous étonnons simplement que dans le pays de Montesquieu, notre liberté de circulation dépende d'un acte médical et d'une certification numérique auxquels, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, nous refusons de consentir. J'insiste : pour de bonnes OU DE MAUVAISES raisons. En effet, si fondée soit-elle, aucune rationalité scientifique n'est de nature à justifier moralement l'intromission d'une substance quelconque dans le corps d'autrui en l'absence de son consentement. Imagine-t-on un juge conditionner l'appréciation d'un viol aux qualités personnelles du violeur, au motif que ces dernières seraient de nature à réinsérer la victime dans une vie sociale épanouie (soit dit en passant, c'est bien ce qu'avaient tenté de faire certains éditocrates dans l'affaire Stra...

Mise en garde à mes camarades de lutte sur certains parallèles historiques dangereux

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  En comparant l'Ausweiss sanitaire à l'étoile jaune pour faire pièce à ceux qui leur intentent de mirobolants procès en fascisme ou en antisémitisme parce qu'ils dénoncent la dérive autoritaire du gouvernement, certains de nos camarades s'imaginent faire preuve d'une grande habileté dialectique, doublée d'une salutaire radicalité. Comment pourrait-on accuser d'antisémitisme quelqu'un qui se réclame du stigmate infligé par les antisémites à leurs victimes ?   Sentant le terrain glissant, quelques uns s'effraient de ces comparaisons et croient bon de s'en distancier par de solennelles protestations en conformité mémorielle : oui, la Shoah revêt un caractère d’absolu et toute tentative de s'en réclamer pour rendre compte du présent, dès lors qu'elle n'est pas labellisée par le pouvoir en place (Macron à Oradour dans l'entre-deux tours des présidentielles), relèverait d'une arrière-pensée négationniste.    Les uns et les autres c...

Refaisons de la politique !

AVIGNON, MANIFESTATION à 14h00 CONTRE LA TYRANNIE ET POUR LES LIBERTÉS Retrouvons l'esprit du 11 novembre 1940, place de l’Étoile, quand se réunirent des étudiants nationalistes et communistes pour rendre hommage au soldat inconnu et donner le signal de la Résistance : uni, le peuple français est invincible. En l'absence d'une troupe étrangère qui manifeste la réalité de l'occupation, et confrontés à un récit sanitaire qui anesthésie les consciences, nous devons faire comprendre à nos compatriotes que c'est un défi de souveraineté individuel et collectif que nous avons à relever. Un État qui renonce à incarner l'indépendance de la nation tarit la source du droit et devient pure oppression. Que ce soit pour des raisons terroristes ou sanitaires, il ne peut se maintenir, contre sa propre population, que dans un état d'urgence indéfiniment prorogé sous le fallacieux prétexte de garantir une "sécurité" qu'il ne cesse lui-même de menacer. La persécu...