POUTINE, BHL ET LE PATRIOTE FRANÇAIS
L'Ukraine était le chaînon qui manquait dans la jonction des néonazis et des néoconservateurs. Tout ce qu'il y avait de raciste, d'impérialiste et d'autoritaire dans les sociétés occidentales, après avoir été disséminé pendant soixante-quinze ans dans des camps rivaux, fusionne sous les couleurs bleu et jaune de la "nouvelle Europe" et de son futur "Lebensraum". Les barbus tchétchènes de Kadyrov dans les faubourgs de Kiev : voilà une image qui terrifie autant BHL que l'extrême-droite racialiste et qui permet à cette dernière, telle un nouveau Bandera, de basculer massivement du côté de l'OTAN et de Macron. Une fois de plus, en ces circonstances, la nature mimétique de la guerre se révèle et s'accomplit dans une "montée aux extrêmes" qui permet de lever tous les tabous. Tandis que la Russie de Poutine est fascinée par les cénacles mondialistes dont on ne cesse de la repousser au motif qu'elle "pue des pieds" - exp...