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Affichage des articles du juillet, 2021

Refaisons de la politique !

AVIGNON, MANIFESTATION à 14h00 CONTRE LA TYRANNIE ET POUR LES LIBERTÉS Retrouvons l'esprit du 11 novembre 1940, place de l’Étoile, quand se réunirent des étudiants nationalistes et communistes pour rendre hommage au soldat inconnu et donner le signal de la Résistance : uni, le peuple français est invincible. En l'absence d'une troupe étrangère qui manifeste la réalité de l'occupation, et confrontés à un récit sanitaire qui anesthésie les consciences, nous devons faire comprendre à nos compatriotes que c'est un défi de souveraineté individuel et collectif que nous avons à relever. Un État qui renonce à incarner l'indépendance de la nation tarit la source du droit et devient pure oppression. Que ce soit pour des raisons terroristes ou sanitaires, il ne peut se maintenir, contre sa propre population, que dans un état d'urgence indéfiniment prorogé sous le fallacieux prétexte de garantir une "sécurité" qu'il ne cesse lui-même de menacer. La persécu...

Vaccination et sacrifice

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René Girard, La Violence et le Sacré, 1972, pages 654 et 655 de l'édition Grasset 2007 (La Violence et la Divinité) :   "Dans les clystères et les saignées du XVIIème siècle, dans le souci constant d'évacuer les humeurs peccantes, nous n'avons aucune peine à reconnaître la présence obsessive de l'expulsion et de la purification comme thème médical essentiel. Nous avons affaire à une variante un peu raffinée de la cure chamanistique, de l'extraction du katharma matérialisé.   Rire des clystères de M. Purgon est facile mais la purge a son efficacité réelle. Et que dire devant les procédés modernes d'immunisation et de vaccination ? N'est-ce pas un seul et même modèle qui opère dans tous les cas et qui fournit son cadre intellectuel et son instrument tantôt à la pseudo-découverte tantôt à la découverte vraie ? Il faut renforcer les défenses du malade, le rendre capable de repousser par ses propres moyens une agression microbienne. L'opération bénéfiqu...

Le jardin des oliviers

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Plutôt que de porter des jugements moraux sur les attitudes qui nous déplaisent, pensons à tous ceux que l'État est en train d'obliger à agir en conscience et à prendre des décisions radicales qui engagent, en un instant, la réalité concrète de leur vie. Dedans ou dehors. Avec ou contre. De telles situations sont très rares dans l'Histoire. Elles sont douloureuses mais elles indiquent que le dénouement est proche. Car un État est avant tout une somme de consentements cristallisés dans des récits et dans des Institutions. Un État ne peut pas survivre longtemps au viol assumé d'une partie de sa population pendant que l'autre s'érige en milice et se sent dépositaire de la police des coeurs. Un État qui s'est mis dans cette situation est un État failli. Si petit soit-il, chaque geste de refus que nous posons en conscience, et que nous offrons sans haine, est une goutte d'acide dans l'océan du mal, une semence de renouveau qui nous rapproche de la libérat...

Finitude et liberté

Vous êtes-vous demandé pourquoi la "lutte contre les pandémies" a été érigée en leitmotiv du récit capitaliste au moment précis où toutes les conditions d'une vie digne et décente faisaient l'objet d'une destruction rigoureuse et méthodique ? C'est sans doute parce que la conscience de notre finitude, auquel le récit pandémique a pour objet de mettre un terme, est la seule garantie de notre liberté, l'échappatoire ultime à toutes les formes de domination. Que peut-on contre quelqu'un qui sait qu'il n'est que de passage et qu'il n'est doué de Vie qu'en proportion de ce qu'il est prêt à en donner ? Inversement, qu'opposer à un État qui a su nous séduire par de fallacieuses promesses d'immortalité ? Un tel État, dont bien des traits renvoient au Satan de la Genèse ou aux Sirènes d'Ulysse, a fait de nous les esclaves d'un Marché où se négocient toutes formes d'illusions au cours de notre consentement.

"Mon corps m'appartient"

D'aucuns prétendent que s'opposer au vaccin obligatoire reviendrait à s'inscrire dans la mentalité libérale de l'individu-roi, imperméable aux intérêts de la communauté. Or c'est précisément l'inverse qui est vrai. Promu comme réponse à une virose banale appelée à se reproduire sans cesse sous des formes nouvelles, voué par conséquent à être systématisé et généralisé comme un substitut obligatoire au "prendre soin" de la médecine hippocratique, le vaccin appartient à cette panoplie de prothèses contraceptives et prophylactiques qui nous installent dans des bulles sanitaires dont l'accès serait verrouillé par des QRcodes. Au plus intime de notre biologie, le vaccin joue avec la puissance relationnelle que constitue notre système immunitaire et fait courir à nos corps le risque de devenir étanches à toutes les fécondités de la rencontre. Dès lors, voici nos vies débranchées des milliards d'interactions qui les maintiennent en équilibre dynamique ...

L'ordre et la justice

La crise actuelle met en conflit ces deux "besoins de l'âme" (Simone Weil) que sont l'ordre et la justice. Tout à coup, signe d'une société profondément malade, le réel a tracé une ligne infranchissable entre ceux qui subordonnent la justice à l'ordre et ceux qui font découler l'ordre de la justice. Il faut que les amoureux de justice comprennent et assument à quel point ils sont devenus subversifs - non, la justice n'est pas le retour à la "vie d'avant" - et, réciproquement, que les tenants de l'ordre, qu'il n'est pas question de blâmer pour cette raison, aperçoivent le chaos monumental dont l'injustice est en train d'accoucher.    Tel est l'enjeu actuel, de nature systémique, dont la question du vaccin obligatoire n'est que la cristallisation historique conjoncturelle.

Du mal

Vous croyez quoi ? Que les 90% de Français qui ont soutenu Pétain JUSQU'AU BOUT étaient d'affreux antisémites qui rêvaient de génocides et de chambres à gaz ? Ce serait si simple ! Le mal qui s'affiche en Technicolor et qui s'offre en faire-valoir à toutes les bonnes consciences ! Mais pas du tout... C'était juste une armée de boutiquiers en panique qui "ne voyaient pas où était le problème", qui pensaient après le statut des Juifs que certains "l'avaient quand-même peut-être un peu mérité", qui trouvaient séant de régler leurs petits conflits de voisinage à la Kommandantur avec la bénédiction de leurs archevêques et sous le regard tutélaire d'un maréchal de France aux yeux bleus.   Les moments totalitaires n'ont pas la saveur héroïque des grandes apocalypses. Ce sont des parodies burlesques, des contrefaçons de gloriole, des mélis-mélos de mesquinerie et de mauvaise foi.   Le mal n'est qu'une somme de renoncements qui cherche...

Souveraineté, légitimité et sacrifice

La Vème République en 2021 est exactement dans la même situation que la IIIème en 1940. Nous sommes sous occupation, prisonniers dans notre propre pays, persécutés par un État dont les intérêts se sont radicalement découplés des besoins vitaux de sa population. Par conséquent, les Institutions ont failli et plus aucun citoyen ne devrait les regarder comme dépositaires d'une quelconque légitimité. Dans ces conditions, aucune candidature à une élection présidentielle ne saurait se prévaloir de la défense des libertés et de la sauvegarde de l'indépendance nationale. Une telle démarche, quelle que soit la valeur de la personne qui l'entreprend ou la cohérence du programme auquel elle s'adosse, serait un forfait à l'honneur autant qu'une atteinte au bon sens, une promesse d'échec préludant au risque de la trahison.   Se présenter à une élection présidentielle n'est pas un choix personnel dont découle l'expression libre et indépendante d'une pensée au...

Petit florilège de la honte

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  Cette épidémie met à jour ce qui est au fond du cœur des gens, indépendamment de tous les appareils rhétoriques destinés à brouiller les pistes. Elle agit en révélateur, comme le tranchant d'un glaive. Ainsi de l'extrême-droite, larbinat milicien de la Bourgeoisie, éternellement chargée de vider les poubelles de l'Histoire et d'endosser la responsabilité des causes perdues : ce fut l'OAS terminant la politique sanguinaire de Mitterrand en Algérie ; ce fut Doriot et Darnand décorant d'un vernis de croisade anti-bolchevique la veulerie rad-soc de Pétain ; ce sont maintenant les identitaires dans la roue de Macron pour vanter l'esprit de discipline et de sacrifice, préludant dans leur esprit au retour des ratonnades. De génération en génération, la même histoire se répète, tragique, farcesque et nauséeuse....   Honte et vertige de vivre une telle époque. Sensation d'avoir pris un coup sur la tête et d'en être groggy. Est-ce que nous dorm...

Le défi de l'honnêteté

  Nous n'avons pas à relever le défi de l'héroïsme, mais celui de l’honnêteté. Ne prétendons pas qu'il y a d'un côté des "résistants" et de l'autre des "collabos", comme si nous nous positionnions en surplomb, hors du monde, et que nous jugions le monde. Prenons simplement conscience que nous vivons un moment tragique dans le sens où chacun de nos gestes nous met en situation d'engager en conscience la totalité de notre vie. La zone d’indétermination confortable qui nous permettait de vivre suspendu dans une forme d'apesanteur morale et de nous installer en passager clandestin d'une société malade, cette échappatoire n'existe plus. Dès lors, je veux regarder en face les dilemmes auxquels nous allons tous être confrontés. Face à des injonctions contradictoires et à des conflits de devoir, notre courage ne se situera pas dans la prétention illusoire de rester "purs", mais dans notre capacité à ne forger aucun alibi métaphy...

Nuit sur la France

  Cette soirée est un point de bascule. Un rideau de fer est descendu sur la France. Notre pays est tombé aux mains de fous furieux. Il n'y a plus que des résistants et des collabos. Qu'on me comprenne bien : je ne porte pas là une parole de jugement, mais une exigence d'introspection devant les dilemmes auxquels nous allons être confrontés. À compter d'aujourd'hui, chaque geste que nous poserons, même le plus humble et le plus ordinaire, signifiera ce que nous sommes et contiendra le monde dans lequel nous voulons vivre. Quel singulier privilège, quelle écrasante et magnifique responsabilité ! Il faut construire l'union de tous les Français libres, d'où qu'il viennent, d'ici et d'ailleurs, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche. C'est une question de vie ou de mort.

La mémoire et l'oubli

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Assigner une partie de la population à sa proximité supposée avec des formes d'animalité particulièrement repoussantes ("alliés du virus") ; convoquer contre elle une sémantique guerrière habituellement réservée à l'opposition ami/ennemi ("déserteurs") : la faculté d'adaptation de la rhétorique totalitaire a quelque chose de fascinant. Ce type de propos laisse aussi percevoir, chez ceux-là mêmes qui en sont les plus ardents promoteurs, la fonction véritable du prétendu "devoir de mémoire" : masquer, sous les apparences fantasmées d'une extériorité menaçante, les monstres enfantés dans les entrailles d'un système social confronté à ses propres contradictions.  

Anniversaire

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Il y a trois ans, par le hublot du petit avion qui venait de décoller de Tubuai, dans les îles Australes, ultime adieu au Pacifique Sud, ses lagons turquoise, ses récifs tranchants comme des couteaux... C'est en habitant, le temps d'une année, ces confettis de notre ancienne gloire que j'ai compris dans ma chair combien la France s'était oubliée, se contentait de juxtaposer dans la mémoire de leurs rancœurs et de leurs défaites des populations qui ne s'aimaient plus, n'était rien que cette force d'habitude à l'œuvre dans les vieux couples, la survivance inerte, sans justice ni grandeur, d'une histoire perdue...  

Compréhension systémique

Si l'on en arrive à la vaccination obligatoire, ce sera beaucoup plus sous l'effet d'une fuite en avant entropique, annonciatrice de la chute finale, qu'au terme d'une stratégie dont ce serait le principal effet recherché. Comme le démontre la décision de la CNIL d'autoriser la communication aux médecins du fichiers de leurs patients non vaccinés, il est beaucoup plus efficace pour le gouvernement de ménager un flou qui lui permet d'accoutumer la population à l'arbitraire et au fait accompli, de multiplier les tensions horizontales, de développer la mentalité de délation, de liquider notre héritage historique et de faire sauter une à une toutes les protections ordinaires de l'état de droit. Bref, de rendre la vie impossible. À l'inverse, la décision de faire du vaccin une obligation légale serait le geste politique par lequel, paradoxalement, une désobéissance redeviendrait pensable, et donc possible !    C'est pourquoi il est vital et urgent...

"Plutôt Hitler que le Front Populaire"

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La classe médiatico-politique est en roues libres depuis 48 à 72 heures. On a le sentiment que toutes les vannes ont été ouvertes et que s'y engouffre, en un flot torrentiel, le trop-plein des non-dits et des pulsions autoritaires accumulés depuis tant d'années... C'était donc ça le macronisme : en célébration du quarantième anniversaire de mai 81, le tête-à-queue final du "tournant de la rigueur".    Vu la proximité du grand ancêtre "socialiste" avec son maréchal de mentor, on ne s'étonnera guère que remonte à la surface un répertoire rhétorique bien connu ! Il n'était guère évitable non plus que l'ancien maire de Vichy, le sénateur Claude Malhuret, ne fasse don de sa personne et ne promeuve, au nom de "l'autorité contre l'égoïsme", une nouvelle forme de collaboration face à l'hydre poutino-bolchevique ("plutôt Hitler que le Front Populaire"). [ https://www.facebook.com/sophie.so.180/videos/290523956092622/ ]

Le roi est nu

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  Une démocratie représentative ne diffère en rien d'une république bananière si ce n'est qu'aux balbutiements de la modernité, quand le spectateur humain dispose encore d'un pied dans le réel, le récit doit s'astreindre à quelques critères de vraisemblance. C'est en raison de cette contrainte que tout candidat au pouvoir dans une république bananière (ou dans certains partis politiques à fort tropisme familial) est obligé de faire croire aux électeurs qu'il a le soutien de 98% d'entre eux. "Tu dois m'obéir parce que je suis plus fort que toi et, par décence, je me sens tenu de te donner quelques motifs sérieux de le croire". En quelques sorte, l'énormité du mensonge est proportionnelle à la nécessité de convaincre dans un contexte où le réel demeure un critère d'appréciation. A l'inverse, dans une démocratie parvenue au dernier stade de la félicité progressiste, non seulement on peut conserver la commande de tous les leviers i...

"Credo ut intellegam"

"Credo ut intelligam" écrivait saint Augustin. Sacrilège pour les païens, scandale pour les modernes ! Et pourtant... Tout dans le monde où nous vivons démontre par l'absurde la validité de ce postulat. PMA, folie covidiste, importance démesurée accordée à des querelles dérisoires (un "burkini" dans une piscine, un voile dans un bureau de vote et toute la République tremble sur ses bases, une fête adolescente aux Invalides et l'on sort les fusils d'assaut !) : est-ce un hasard si une telle crise du rapport au réel, une telle incapacité à "intelligere", c'est-à-dire à discerner des liens entre les choses et à hiérarchiser des observations, se produit précisément au moment où plus personne ne croit en rien ? L'"écologie" au sens où elle est comprise aujourd'hui fournit un excellent terrain d'observation à ce phénomène : quand par exemple une publicité pour un énorme SUV électrique, donnant accès au cœur de Paris pendant ...

Naïveté

  Le Front national a voulu croire qu'on lui reprochait son racisme. Naïveté ! Au tribunal de Pascal Praud, où il était convoqué après le désastre des régionales, l'inconsistant Jordan Bardella a dû s'excuser d'avoir rempli son devoir électoral devant une femme voilée. Stupéfiante inversion des rôles. Mais ce n'est pas tout. Quand on lui demande s'il se fera vacciner, au lieu de renvoyer ses inquisiteurs à leurs chères études, le voilà qui hésite, bafouille, finit par arguer de son âge (25 ans) et d'un COVID récent pour justifier le report de cette échéance à la rentrée de septembre. Que n'avait-il pas dit là, le malheureux ! Quoi ! Hésiter devant les bienfaits de la science ! Quels sombres calculs une pareille tiédeur pouvait-elle bien dissimuler ? Ne cherchait-il pas, par hasard, à flatter le complotisme sournois des basses couches de l'électorat hospitalier ? Ce procès disait tout. Il dévoilait, en une scène d'une crudité extrême, qu'on ne...